Rencontre-dédicace – Le culte de la santé et ses dérives
« Le principe de prévention »
“LE CULTE DE LA SANTÉ ET SES DÉRIVES”
de Patrick Peretti-Wattel
Sociologue à l’Inserm
et Jean-Paul Moatti
Professeur d’économie à l’Université Aix-Marseille II.
LIBRES PROPOS 5 LA SANTÉ ENTRE LES LIGNES
RENCONTRE-DÉDICACE EXCEPTIONNELLE
le 29 octobre 2010 à 17 heures Au Furet du Nord de Lille 15 place du Général de Gaulle, espace rencontres (2ème étage) entrée gratuiteLa santé est devenue notre bien le plus précieux. Les recommandations qui saturent l’espace public viennent nous le rappeler quotidiennement : «Fumer tue», «évitez de grignoter entre les repas», «lavez-vous les mains fréquemment», etc. Car, pour faire reculer le plus possible la maladie et la mort, il faut traquer le risque partout où il existe. La prévention des excès alimentaires, du tabagisme, de la consommation d’alcool et de drogues s’efforce d’atteindre cet idéal de sécurité totale. Mais la «mise en risque» du monde ne va pas sans dysfonctionnements. Le culte de la santé disqualifie ceux qui transgressent les conseils des experts. Il enserre les individus dans de nouveaux carcans moraux. Enfin, il est l’allié des industries agroalimentaires et pharmaceutiques, à qui il ouvre des marchés lucratifs. Conçue pour protéger les citoyens, les enfants, les personnes vulnérables, la prévention doit aujourd’hui être réinventée, sous peine de perdre son âme.
Rendez-vous libre au Furet du Nord de Lille, 15 place du Général de Gaulle à Lille, le 29 octobre 2010 à 17 heures
RESERVEZ votre place sur libres.propos@grps-npdc.fr ou au 03 20 15 49 36 (nombre limité de places assises)
télécharger le communiqué de presse (pdf)communiquecultedelasanteMots-clefs :campagne de prévention, Nord - Pas-de-Calais, politiques de santé, prévention santé
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Commentaires
Bonjour,
Oui, enfin un autre discours sur la prévention. Pour ne plus faire d’elle l’instrument de la mise en « risque du monde ». Il faut rappeler que la prévention ne s’adresse pas à des malades mais à des citoyens libres et responsables, poursuivant des objectifs propres. J’espère que vous serez des nôtres le 29 octobre pour débattre plus avant de ce sujet. Merci d’avoir pris le temps de réagir.
Francine Benattar
Bonjour,
Votre commentaire ne nous est pas parvenu entièrement. Je serais ravie pourtant de discuter avec vous de cette rencontre. Très cordialement. Francine Benattar
Du remède de nos grands-mères, nous en sommes arrivés à subir plus qu’à choisir la santé qui convient à un système. Depuis la loi 2002, relative à l’évaluation des institutions et des politiques, dont les politiques de santé publique, l’état entend faire baisser les chiffres qui dépasse les recommandations préconisées par l’OMS. Mais on a rien sans rien, faire baisser la consommation à risque d’alcool, par exemple, revient à faire consommer des hospitalisations pour sevrage. Le terme de consommation à risque est devenu, conduite ou même pratique addictive, permettant d’élargir l’accès aux soins à de multiples publics en mal de vivre.(tabac, drogues, anorexie, boulimie, jeux multimédia, etc.)
Jaurès en son temps disait : « quand l’homme ne peut changer les choses, il change les mots ».
L’ère de la consommation débridée entraîne certaines sociétés loin de la spiritualité. A défaut de créer des liens, l’être humain occidental se réfugie dans des pratiques illusoires (nourritures en tout genre) qui l’amènent vers des pathologies mesurées quantitativement dans des bilans qui vont à leur tour remplir les statistiques d’études menées à grande envergure et croisées sur plusieurs continents. Le nombre d’hôpitaux en psychiatrie s’est développée de manière très alarmante depuis 10 ans, accueillant une population en mal de vivre. L’homme de la planète Terre aura-t-il encore demain le choix de vivre même malade, de mourir en « mauvaise santé » ?
Dépendant du système de pensée judéo-chrétienne,notre langage ne nous sert-il au bout du compte, qu’à évaluer, sécuriser, formater, pour en fin de compte survivre à forte doses d’antidépresseur, et d’anxiolytiques ?
Et si….les mots pouvaient changer l’homme ?
Enfin jusqu’où ira la promotion de la Santé ?Ne serait-elle pas plus utile en Afrique ou des milliers d’êtres humains, atteints du sida, n’atteignent pas un « âge décent » ni des conditions décentes de fin de vie ?
Bonjour,
Je suis infirmière en addictologie, j’espère qu’il y aura un compte rendu en ligne de cette rencontre car je suis trop géographiquement éloignée pour y participer.
Je perçois que cette excès de prévention lasse les adultes comme les jeunes et risque d’aboutir à des contre-attitudes, à éloigner les personnes de la prévention plutôt qu’à retenir leur attention aboutissant à l’effet inverse de ce qu’on pourrait attendre d’une action de prévention. Trop de prévention tue la prévention (?)




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enfin, un autre discours sur la promotion de la santé et les politiques de prévention.